La présentation devant les partenaires sociaux du nouveau décret sur la santé au travail n’a été qu’une pure formalité et un affichage de plus. Seuls des avis patronaux ont été retenus.
Les services ministériels n’ont qu’un leitmotiv : donner de la souplesse aux entreprises ! Ils ignorent sciemment l’intérêt général dont l’État a la responsabilité.
La CFE-CGC assure la formation de ses représentants et de ses adhérents afin qu’ils sachent décrypter les intentions et les pièges derrière la communication gouvernementale sur la santé au travail.
Elle dénonce plusieurs anomalies du décret :
Il consacre
la possibilité d’espacer sans limite la rencontre des salariés avec leur médecin du travail : pourquoi pas tous les vingt ans !
Il donne, dans les services de santé au travail, tous pouvoirs aux représentants des employeurs par de multiples artifices réglementaires.
Il ne donne pas aux autres membres de l’équipe pluridisciplinaire (infirmiers, médecins…) de statut protégé, comme si on pouvait critiquer un employeur qui peut vous faire licencier facilement !
Il permet aux représentations nationales des employeurs d’investir les représentations locales sans en endosser la responsabilité.
Il cantonne l’inspection du travail à un contrôle très superficiel.
Ces évolutions vont aggraver la tendance à la judiciarisation de la santé au travail : il n’est pas sûr que les entreprises soient gagnantes !
Toutes ces déviations pourraient trouver leur solution dans un rapprochement avec les services de prévention de la Sécurité sociale. Et dans le contexte des positionnements électoraux, il serait intéressant que les citoyens, très souvent salariés, connaissent la conception des différents candidats à ce sujet…
La CFE-CGC salue l’important travail de négociations réalisé au cours de cette année 2011 qui a vu la signature d’un accord
sur l’emploi des jeunes, la création d’un contrat de sécurisation professionnelle, une négociation sur l’alternance allant bien plus loin que la loi.
ll reste cependant deux points d’importance à traiter :
- Avancer sur la négociation sur le paritarisme, trouver les points de convergence, aller plus loin sur l’année 2012 ;
- Ouvrir une délibération sur la qualité de vie au travail. Il s’agit de répondre à une forte attente des salariés sachant que le bien-être au travail est aussi un élément de performance
économique. Il est fondamental dans un contexte de crise.
Le dernier plan de rigueur du gouvernement n’est vraisemblablement pas le dernier. Le terme de faillite plane comme une épée de Damoclès sur chacun d’entre nous et le redressement est un défi à relever par tous.
La CFE-CGC est convaincue que le chemin de la croissance passe par la réindustrialisation et le développement des emplois locaux durables. Les partenaires sociaux ont à démontrer qu’ils en mesurent les enjeux, qu’ils en sont les acteurs.
Multiplier des annonces pour d’hypothétiques nouvelles négociations ne servirait à rien. La CFE-CGC n’engagera aucune négociation qui n’ait de réelles perspectives d’aboutissement. Elle demande
que soit mis à profit le premier trimestre 2012 pour que les partenaires sociaux se rencontrent et travaillent à la résolution de la crise. La CFE-CGC propose à ses partenaires que soient
planifiés des rendez-vous mensuels où seront abordées toutes les questions relatives à la croissance, la consommation, les dépenses publiques, les enjeux industriels.
Parce que l’entreprise et les salariés poursuivent le même objectif, le développement des entreprises et la pérennité des emplois, il est temps que les partenaires sociaux s’inscrivent dans une démarche commune et nouvelle : relever le défi de la relance économique et transcender les oppositions.
Quant au deuxième semestre 2012, la CFE-CGC propose les thèmes de réflexion et de négociation suivants :
- le financement de la protection sociale dans le cadre de la délibération économique en cours avec l’objectif de préserver le
système par répartition ;
- le bilan de l’accord sur l’emploi des seniors compte tenu du recul de l’âge de départ à la retraite ;
- les clauses du contrat de travail ;
- le bilan d’étape professionnel .
Le service communication CFE-CGC
Depuis trois jours maintenant, la CFE-CGC participe au L20 (Labour 20) qui se tient dans le cadre du G20 à Cannes.
Paradoxe du L20, il s'est tenu au casino Palm Beach de Cannes avec l’objectif de mettre un terme à la roulette, jeu favori de bon nombre de financiers ! Et pour lesquels, in fine, ce sont nous, contribuables, qui remboursons !
Dans un contexte de crise financière, économique et sociale mondiale, ces dérives et excès de quelques financiers irresponsables ne sont plus acceptables.
Pour la CFE-CGC, il est urgent de revenir aux fondamentaux de la finance qui sont d'aider les TPE, les PME/PMI et les grands groupes à se développer.
La CFE-CGC demande donc la mise en place d'une taxe sur le flash trading au niveau mondial. Il s'agit de taxer toutes ces transactions purement spéculatives qui vont de quelques nanosecondes à une journée. (Cela implique la fin des centres de finance offshore, des paradis fiscaux et du secret bancaire au niveau mondial).
L'objectif étant avec ce type de taxe, de remettre la finance au service de l'économie réelle et de permettre ainsi à toutes nos entreprises en France de retrouver enfin des financeurs qui les accompagnent dans leur création, dans leur croissance, dans la création d'emplois locaux et durables et ainsi au final dans le développement du pouvoir d'achat de chacune et chacun.
Il est temps, si nous voulons sortir de la crise, de remettre l'économie réelle au cœur de toutes les décisions de nos politiques et d'arrêter de se faire mener par le bout du nez par le tout financier !
La CFE-CGC refusera tous nouveaux prélèvements, toute augmentation de la TVA, toute suppression de niche fiscale, tant que les transactions financières mondiales purement spéculatives ne seront pas taxées.