Le gouvernement joue au grattage et au tirage, après la fiscalisation il rabote encore les indemnités journalières des arrêts de travail !
La CFE-CGC s’indigne devant les décisions du gouvernement de raboter encore les indemnités journalières de la sécurité sociale. Les prétextes sont dignes des comptes d’apothicaire et ne méritent pas de s’y attarder.
La réalité est trop simple les salariés en arrêt de travail pour un accident à cause du travail auront la triple peine :
- la souffrance
- la fiscalisation
- l’amputation de leurs droits avec cette dernière manipulation.
Rappelons que la fiscalisation des indemnités journalières ne touche que ceux qui sont soumis à l’impôt c'est dire si les cadres sont concernés!
À cela il faut rappeler que les cadres qui cotisent sur l’intégralité de leur salaire ne sont pas indemnisés à la hauteur de leur salaire, et de loin, pour les indemnités journalières !
C’est dans ce contexte que de savants chercheurs à l’IRDES établissent des projections pour mettre en place le bouclier sanitaire à la place des affections de longue durée, en ne tenant compte ni des indemnités journalières plafonnées et rabotées, ni des cotisations fonction du revenu sans plafond pour les membres de l’encadrement !
La CFE-CGC interpelle le gouvernement sur ses actes laissant supposer que les cadres sont héritiers d’une charge et d’un privilège !
La CFE-CGC rappelle que les cadres, s’ils sont cadres ou professionnels, c’est le fruit de leur travail, de leurs études (non prises en compte pour la retraite) et de leur investissement professionnel.
Le cabinet de Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’emploi, a confirmé aux partenaires sociaux un prélèvement d’environ 300 millions d’euros sur les ressources du fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels. Et cela au mépris de l’engagement de l’État et de la loi du 24 novembre 2009 votée par la représentation nationale. Pour former plus de salariés et de chômeurs ? NON ! Ce prélèvement ne servira qu’à contrebalancer le désengagement de l’État.
La CFE-CGC ne peut accepter cette politique qui consiste à se désendetter en prenant dans la poche des autres. Cette décision réduit à néant le travail des partenaires sociaux engagé depuis 2008 pour développer l’employabilité des salariés et l’insertion des chômeurs.
La formation est un investissement et l’investissement nécessite la confiance. Pour la CFE-CGC, cette confiance est aujourd’hui rompue.
encore un mauvais coup
pour les classes moyennes !
Non content de ses hold-up réguliers sur les finances d’Action Logement (ex-1% logement), non content de la mise en place d’un surloyer inadmissible dans les logements sociaux pour en faire sortir les classes moyennes, le gouvernement vient de rajouter une mesure antisociale visant les étudiants boursiers à qui il demande de choisir entre l’Aide personnalisée au logement (APL) pour alléger leur quittance de loyer et la demi-part fiscale dont leurs parents pouvaient bénéficier. Au lendemain du Bac, alors que beaucoup d’étudiants se posent la question de leur avenir, en pleine crise économique et les menaces sur le pouvoir d’achat, voilà, à n’en pas douter, une nouvelle mesure qui réjouira tant les parents que les étudiants qui avaient déjà bien du mal à boucler leur fin de mois.
Le gouvernement nous fait penser à ces médecins qui saignaient le malade pour le guérir et qui continuent de le faire après son évanouissement pour faire sortir la « mauvaise humeur ». C’est sans doute la mauvaise humeur des classes moyennes que notre gouvernement veut voir sortir pour en arriver à proposer de telles solutions.
Que dire de surcroît des mesures qu’il compte prendre sur l’accession à la propriété quand on sait les plafonds de ressources prévus ?
De l’extrême ponction sur le 1% Logement amorcée par Madame Boutin (qui s’est illustrée récemment comme on le sait…) en passant par les ponctions de l’ L'Agence nationale de l'habitat (ANAH) et de l’ l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) sans respect de la parole donnée par l’État et, plus récemment, au prélèvement de 340 millions d’euros par an sur le mouvement HLM, la situation devient quelque peu tendue dans le monde du logement social ! Face aux aspirations des jeunes, des salariés, des retraités à se loger décemment, la CFE-CGC dénonce une fois encore l’inconsistance du discours gouvernemental et les atteintes récurrentes portées aux classes moyennes.
Allons nous passer de l’extrême ponction à l’extrême onction ? La CFE-CGC s’y refuse résolument !