Le cabinet de Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’emploi, a confirmé aux partenaires sociaux un prélèvement d’environ 300 millions d’euros sur les ressources du fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels. Et cela au mépris de l’engagement de l’État et de la loi du 24 novembre 2009 votée par la représentation nationale. Pour former plus de salariés et de chômeurs ? NON ! Ce prélèvement ne servira qu’à contrebalancer le désengagement de l’État.
La CFE-CGC ne peut accepter cette politique qui consiste à se désendetter en prenant dans la poche des autres. Cette décision réduit à néant le travail des partenaires sociaux engagé depuis 2008 pour développer l’employabilité des salariés et l’insertion des chômeurs.
La formation est un investissement et l’investissement nécessite la confiance. Pour la CFE-CGC, cette confiance est aujourd’hui rompue.
encore un mauvais coup
pour les classes moyennes !
Non content de ses hold-up réguliers sur les finances d’Action Logement (ex-1% logement), non content de la mise en place d’un surloyer inadmissible dans les logements sociaux pour en faire sortir les classes moyennes, le gouvernement vient de rajouter une mesure antisociale visant les étudiants boursiers à qui il demande de choisir entre l’Aide personnalisée au logement (APL) pour alléger leur quittance de loyer et la demi-part fiscale dont leurs parents pouvaient bénéficier. Au lendemain du Bac, alors que beaucoup d’étudiants se posent la question de leur avenir, en pleine crise économique et les menaces sur le pouvoir d’achat, voilà, à n’en pas douter, une nouvelle mesure qui réjouira tant les parents que les étudiants qui avaient déjà bien du mal à boucler leur fin de mois.
Le gouvernement nous fait penser à ces médecins qui saignaient le malade pour le guérir et qui continuent de le faire après son évanouissement pour faire sortir la « mauvaise humeur ». C’est sans doute la mauvaise humeur des classes moyennes que notre gouvernement veut voir sortir pour en arriver à proposer de telles solutions.
Que dire de surcroît des mesures qu’il compte prendre sur l’accession à la propriété quand on sait les plafonds de ressources prévus ?
De l’extrême ponction sur le 1% Logement amorcée par Madame Boutin (qui s’est illustrée récemment comme on le sait…) en passant par les ponctions de l’ L'Agence nationale de l'habitat (ANAH) et de l’ l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) sans respect de la parole donnée par l’État et, plus récemment, au prélèvement de 340 millions d’euros par an sur le mouvement HLM, la situation devient quelque peu tendue dans le monde du logement social ! Face aux aspirations des jeunes, des salariés, des retraités à se loger décemment, la CFE-CGC dénonce une fois encore l’inconsistance du discours gouvernemental et les atteintes récurrentes portées aux classes moyennes.
Allons nous passer de l’extrême ponction à l’extrême onction ? La CFE-CGC s’y refuse résolument !
La CFE-CGC s’indigne devant les déclarations de François Baroin qui visent à limiter le minimum à vivre octroyé aux personnes handicapées. Ainsi, le ministre du Budget ne respecte pas l’engagement du président de la République en faveur de la progression de ces maigres revenus...
Après le report de six mois de la sur-cotisation due par les entreprises qui ne se préoccupent pas de leurs obligations en matière d’emploi de personnes handicapées ;
Après la réduction de la capacité des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) d’assumer pleinement leurs engagements à cause du non versement des créances d’État ;
Après la diminution des prestations servies par l’AGEFPIH et la réforme de l’Allocation d’adulte handicapé avec pour conséquence prévisible des suspensions de revenus indispensables pour les plus fragiles d’entre eux ;
Après le report d’un rattrapage du niveau des revenus minima des personnes handicapées...
La CFE-CGC est révoltée de voir comment des principes réputés généreux affirmés en début de mandat par le président de la République, qui voulaient corriger des retards accumulés dans le niveau des ressources des personnes handicapées, viennent d’être sacrifiés au motif des réductions des dépenses publiques, comme si le handicap et la maladie étaient à l’origine des troubles économiques actuels !