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Communiqué de presse

Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 09:32

Les députés de la majorité organisent l’irresponsabilité du MEDEF

 

Le texte sur la réforme des retraites en cours d’adoption au Parlement a fait l’objet d’un cavalier législatif avec la partie consacrée à la médecine du travail.

 

Les sénateurs avaient corrigé la copie en proposant une gestion paritaire réelle, avec alternance des postes de décision. Cette disposition permettait une visibilité et un contrôle qui semblent toujours autant déranger les employeurs ; leur pression sur les députés fut très forte.

 

Ils ont une fois de plus obtenu gain de cause en commission paritaire. Cela conduira à plomber l’action des professionnels de santé au travail. Une occasion ratée de redonner de la crédibilité à l’action de protection de la santé des salariés.

 

S’il fallait illustrer la nécessité d’une vraie réforme de la médecine du travail et les dysfonctionnements actuels il suffit de regarder :

- L’exemple de Toulouse dont le service de santé au travail fonctionne en mode dégradé à la demande du directeur. Trop de médecins sont partis pour ne pas cautionner une gestion anormale. C’est sans autorisation que ce service fonctionne depuis plusieurs années. Tous les actes de ce service toulousain sont sans valeur légale, avec l’accord du ministère !

 

- L’exemple de Strasbourg où la pression est tellement forte qu’un médecin s’est suicidé récemment en commentant son geste par écrit.

 

- La fuite des médecins inspecteurs du travail qui démissionnent l’un après l’autre.

 

La CFE-CGC interpelle les parlementaires sur cette loi cachée dans la loi retraite : comment accepter ce cavalier législatif qui n’a rien à voir avec la pénibilité ? Comment accepter cette différence de traitement entre les grandes entreprises et les petites qui n’auront pas le même service et les mêmes droits ?

 

Décidément, trop de députés ignorent les réalités du monde du travail et ne se préoccupent pas assez de la santé de leurs électeurs...

 

Le service communication CFE-CGC

 

 

Par CFE-CGC UD13 - Publié dans : Communiqué de presse
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Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /Juil /2010 16:21

Quand égalité et équité sont en débat

 

Dans un arrêt du 8 juillet 2010 la cour de cassation a renvoyé au conseil constitutionnel la Question Prioritaire de Constitutionnalité posant la question de savoir si la loi du 20 août 2008 n’a pas instauré une rupture d’égalité entre syndicats catégoriel et inter catégoriel en reconnaissant au syndicat catégoriel la possibilité de mesurer son audience sur les collèges électoraux regroupant les salariés visés par ses statuts alors que les syndicats inter catégoriels doivent le faire tous collèges confondus.

 

Comme nous le disions déjà dans la lettre confédérale du 23 avril dernier et conformément aux délibérations du bureau national, la CFE-CGC fera connaître ses arguments et, en particulier, le fait que lorsque la loi permet à l’organisation syndicale catégorielle d’être reconnue représentative dans les seuls collèges correspondant à sa spécificité catégorielle, elle poursuit le but légitime de maintenir la potentialité pour la CFE-CGC d’accéder au statut de syndicat représentatif. En effet, apprécier pour la CFE-CGC la représentativité dans l’ensemble des catégories aurait conduit à nous priver de toute possibilité d’être reconnus représentatifs. Dans ce cas, il y aurait alors vraiment eu rupture d’égalité. Notons que la même reconnaissance de spécificité a été actée dans différentes lois pour les syndicats de journalistes et ceux des personnels navigants techniques.

 

Contrairement à ce qui s’écrit ici ou là il ne s’agit nullement d’un avantage, ce n’est que la reconnaissance factuelle d’une réalité.

 

La CFE-CGC argumentera pour que le conseil constitutionnel le dise aussi.

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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 15:13

Le gouvernement joue au grattage et au tirage, après la fiscalisation il rabote encore les indemnités journalières des arrêts de travail !

 

La CFE-CGC s’indigne devant les décisions du gouvernement de raboter encore les indemnités journalières de la sécurité sociale. Les prétextes sont dignes des comptes d’apothicaire et ne méritent pas de s’y attarder.

 

La réalité est trop simple les salariés en arrêt de travail pour un accident à cause du travail auront la triple peine :

- la souffrance

- la fiscalisation

- l’amputation de leurs droits avec cette dernière manipulation.

 

Rappelons que la fiscalisation des indemnités journalières ne touche que ceux qui sont soumis à l’impôt c'est dire si les cadres sont concernés!

À cela il faut rappeler que les cadres qui cotisent sur l’intégralité de leur salaire ne sont pas indemnisés à la hauteur de leur salaire, et de loin, pour les indemnités journalières !

 

C’est dans ce contexte que de savants chercheurs à l’IRDES établissent des projections pour mettre en place le bouclier sanitaire à la place des affections de longue durée, en ne tenant compte ni des indemnités journalières plafonnées et rabotées, ni des cotisations fonction du revenu sans plafond pour les membres de l’encadrement !

 

La CFE-CGC interpelle le gouvernement sur ses actes laissant supposer que les cadres sont héritiers d’une charge et d’un privilège !

La CFE-CGC  rappelle que les cadres, s’ils sont cadres ou professionnels, c’est le fruit de leur travail, de leurs études (non prises en compte pour la retraite) et de leur investissement professionnel.

 

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