La CFE-CGC répondra avec intérêt au souhait du MEDEF de négocier pour améliorer le dispositif du congé de paternité et le rendre « obligatoire ».
Son implication dans une telle négociation est d’autant plus assurée qu’elle milite, depuis la création de ce congé dont elle est à lorigine, pour le maintien du salaire personnes concernées intéressés et ce, dans le but d’assurer l’effectivité de ce congé en sécurisant ses conditions d’exercice.
La CFE-CGC espère, par ailleurs, que la négociation à venir permettra enfin (après de nombreuses tentatives restées lettre morte) d’aborder l’ensemble des problèmes liés à l’égalité professionnelle (conciliation des temps de vie, promotion professionnelle des femmes…). L’amélioration du congé paternité n’est, en effet, qu’une pierre d’un édifice qui reste à construire et consolider… En effet, le bilan de la négociation collective est toujours en berne (7,5 % des entreprises ont signé un accord sur l’égalité) ; la précarité du travail féminin persiste, et les salaires féminins, à compétences égales, sont toujours en retard sur les salaires masculins !
La CFE-CGC milite pour la parentalité ! C’est l’avenir de toute société, la transmission du témoin qui démontre que l’on n’agit pas que pour soi dans une vision à court-termiste.
On voudrait rendre la situation impossible que l’on ne ferait pas mieux ! Le gouvernement ne réagit pas aux nombreuses anomalies dans les services de santé au travail.
- Aucune réaction vis-à-vis du service de Toulouse dont la situation administrative est ubuesque.
- Aucune réaction devant les employeurs administrateurs de Nantes qui démissionnent de leur fonction car la direction du travail ne leur laisse pas faire ce qu’ils veulent, en particulier de la formation, ce qui n’est pas dans leurs attributions.
- Aucune réaction devant les situations de pression psychologique que subissent de nombreux médecins et IPRP dans les services, mettant en difficulté leur indépendance !
- Aucune réaction devant le manque de temps médical motivé par le déni et la non reconnaissance du travail des médecins !
- Aucune réaction devant la complexification artificielle de la formation des médecins du travail, ce qui constitue un véritable repoussoir pour les étudiants !
La CFE-CGC interpelle le gouvernement afin qu’il assume ses responsabilités. Il sera responsable de tout nouveau scandale du type Amiante qui pourrait survenir compte tenu de la situation dégradée de l’action des médecins qui ont en charge le triple des effectifs légaux !
La CFE-CGC propose des solutions simples qui peuvent débloquer la situation :
- Une gestion transparente des services par un réel contrôle des représentants salariés. Cela ne peut se faire qu’avec un conseil d’administration paritaire avec alternance de la présidence entre salariés et employeurs.
- la responsabilisation des organisations d’employeurs en leur faisant nommer et assumer leurs représentants, alors qu’actuellement elles sont déresponsabilisées.
- une formation des médecins du travail plus adaptée à leur exercice et les mettant rapidement sur le terrain, ce que permet une formation par alternance à l'instar de tous les salariés. Cela apporterait rapidement une aide conséquente dans les services.
Ou comment faire exploser une négociation !
La négociation du 3 mars sur l’assurance chômage restera comme le contre-exemple d’une négociation réussie.
Hier, à toute demande d’amélioration de la convention par les organisations de salariés (amélioration de l’activité réduite, pension d’invalidité et allocation chômage…), le MEDEF a répondu par des mesures violentes d’économies (report des bornes d’âge de 50 à 52 ans, de 61 à 62 ans… et surtout maintien d’une clause automatique de baisse de cotisations toujours adossée au résultat semestriel d’exploitation sur deux semestres).
La CFE-CGC rappelle que la responsabilité des partenaires sociaux sur le régime paritaire de l’UNEDIC a toujours été assumée et que toute réflexion en ce sens doit se faire exclusivement sur le déficit cumulé qui baissera automatiquement par une croissance économique génératrice de créations d’emplois.
Le MEDEF ne peut donner aux organisations représentatives des salariés des leçons de trésorerie tant que le chômage reste récurrent, que les périodes d’indemnisation s’allongent, que tant de demandeurs d’emploi ne sont pas indemnisés, que les formes d’emploi se portent sur des CDD, sur l’intérim, sur le temps partiel : tout ce qui contribue au déficit chronique de l’UNEDIC.
Notre régime d’assurance chômage a pourtant fait la preuve qu’il constitue un véritable parachute social face à des crises financières et économiques comme celle encore présente de 2008.
La CFE-CGC entend défendre ce régime sur ses règles actuelles.