En 2006, un ingénieur de Renault s’est suicidé dans son entreprise, ne supportant plus les conditions de son travail. Aujourd’hui, la justice est passée pour reconnaître la « faute inexcusable » de l’employeur.
La CFE-CGC prend acte avec satisfaction de cette décision : la Cour d’appel de Versailles reconnaît que le management par le stress, poussé dans ses extrémités, représente un grave danger pour les salariés.
La CFE-CGC, depuis plusieurs années, affirme la nécessité de revoir l’organisation du travail compte tenu de ses effets sur la santé des employés. Avec cette décision, elle voit confortée sa démarche dans la lutte contre le stress au travail, véritable maladie professionnelle, imputable la plupart du temps à des méthodes de management inhumaines, uniquement fondées sur la pression psychologique et la course au rendement.
Elle espère que ses préconisations pour une plus grande écoute des salariés et de leurs représentants dans la gestion des ressources humaines soit une source d’inspiration pour tous les employeurs qui, avec la jurisprudence qui se dessine, ne pourront plus ignorer la réalité des méfaits du stress dans leurs entreprises.
La méthode de négociation des mesures d’accompagnement des jeunes demandeurs d’emploi, qui a donné lieu à l’accord du 7 avril 2011, a fonctionné.
La CFE-CGC entendait traiter en parallèle les difficultés des jeunes à trouver un logement, à saisir les opportunités d’emplois même hors périmètre et ceci dès les périodes de formation en alternance selon la même logique de petits pas.
Comme pour la première phase de négociation, celle du 29 avril 2011 s’est faite à “coûts constants” et les négociateurs se sont donc attachés à impliquer tant les branches professionnelles qu’Action Logement, les CIL et les entreprises...
Pour la CFE-CGC, le résultat de cette négociation est honorable, dès lors qu’elle incite à financer 15 000 logements supplémentaires par an pendant trois ans et à accroître le nombre d’attributions de logements aux jeunes actifs de 27 000 à 35 000 d’ici 2014.
La demande de la CFE-CGC de réhabiliter des résidences à vocation sociale en faveur de jeunes a été retenue. Une politique volontariste est déclenchée avec les acteurs traditionnels, y compris par un développement de la colocation dans le secteur HLM.
Même si la CFE-CGC regrette que la Garantie des risques locatifs (GRL) n’ait pu être élargie et mutualisée avec le secteur privé, elle salue l’initiative de création d’un Fonds de garantie dans la colocation du parc social pour 10 000 logements par an.
L’accord du 29 avril devrait permettre à Action Logement de concevoir une offre simple et efficace au profit des jeunes. Bel enjeu que la CFE-CGC approuve : il était temps de concrétiser cette proposition qui est un des éléments constitutifs de l’accès à l’emploi des jeunes !
La négociation du 29 mars concernant les jeunes aurait pu avancer… sur les publics ciblés, les accompagnements proposés… et donc les financements nécessaires…
En réalité, elle a reculé en raison d’une mesure non prévue et non acceptable pour la CFE-CGC. Une ponction directe de 34 millions puis de 17,5 millions sur des réserves « supposées » de l’APEC ! … et ceci au profit non seulement des diplômés ce qui serait logique au regard du statut actuel… et probablement futur de l’APEC, mais en plus à tout public éloigné de l’emploi !... Ce que la CFE-CGC réfute.
Depuis quand l’APEC est-il le bras armé des politiques de l’emploi ? Depuis quand toute ponction pourrait avoir lieu en détournement de son objet et sans concertation préalable ? Depuis quand l’APEC est-elle réceptacle de tous les maux ?
La CFE-CGC rappelle qu’une partie des réserves partielles de l’APEC a déjà été affectée aux cadres chômeurs en fin de droits pour 50 millions d’euros via le plan Rebond et que ce plan n’est ni terminé, ni évalué et pourquoi pas prorogé, alors que la crise de 2008 laisse des traces indélébiles sur le marché de l’emploi !
La CFE-CGC dénonce l’idée simpliste qui consiste à ne considérer l’embauche des jeunes que par le biais de vases communicants et en tout état de cause pour le MEDEF « à coûts constants » !
La CFE-CGC espère un retour à la raison pour reprendre cette négociation porteuse d’espoirs pour les jeunes…