La triple peine pour les cadres en accident du travail, merci Monsieur Copé !
Il est facile de lancer un brûlot, mais on attend un peu plus de réflexion des hommes politiques !
Il faut se rappeler que seuls les salariés de la classe moyenne sont soumis aux impôts.
Il faut se rappeler que pour l'encadrement les indemnités de l'accident du travail sont limitées au plafond de la Sécurité sociale et dès lors couvrent peu la perte de salaire, c'est d'ailleurs la raison de la non signature par la CFE-CGC de l'accord sur les accidents du travail signé par d’autres organisations.
C'est en conclure que seuls les salariés de la classe moyenne seront imposés sur des compensations déjà bien injustes !
Il faut se rappeler la symbolique particulière des accidents du travail au delà de la souffrance qui l'accompagne.
Cette indemnisation n'existe que parce qu'il y a le lien de subordination, c'est à dire que le salarié est sous la direction de l'entreprise, donc de sa responsabilité.
C'est une indemnisation forfaitisée et plafonnée offerte aux salariés en compensation de l'avantage considérable fait aux entreprises : le dégagement de leur responsabilité !
Pour une indemnisation que tous les juristes s'accordent à reconnaître comme la moins élevée qui soit au titre de la réparation, il est souvent plus rentable d'être indemnisé au civil que dans l'assurance AT.
La CFE-CGC préconise quelques impulsions sur la prévention au lieu de l'étouffer : une augmentation de formation des acteurs en particulier des médecins du travail (ce qui est de la responsabilité de l'État), une augmentation des moyens juridiques pour les inspecteurs du travail et des assurances accident du travail ; pour le moment ils n'ont qu'un « sabre de bois ».
La CFE-CGC en appelle aux décideurs pour qu'ils s'intéressent aux travaux de toutes les institutions internationales qui en ont déjà fait la démonstration.
Le service communication CFE-CGC
Qui songera que la crise se traduit par un surcroît de mobilité qu’il faut quand même bien compenser, au moins partiellement ? Qui rappellera que la pression fiscale en forte augmentation, touche d’abord les cadres qui, eux, payent intégralement l’impôt ? Qui ira regarder si la perte de pouvoir d’achat du revenu disponible dûment enregistrée par l’enquête CFE- CGC continue ses ravages ? Qui rappellera que ni le salaire médian ni le salaire moyen des cadres n’ont bougé ? Qui se souviendra qu’il faut combattre les excès des salaires individualisés, source de pression de toutes sortes ?
La CFE- CGC ne partage pas les réactions enregistrées à la parution des chiffres de l’APEC. Elle préfèrerait que l’on rappelle que trop de salariés sont classés en catégorie cadre juste pour pouvoir être mieux exploités et payés « au mérite », c'est-à-dire en dessous du plafond de la Sécurité sociale, en dessous du salaire charnière de l’AGIRC… S’ils sont classés cadre, c’est aussi pour pouvoir dispenser l’entreprise du paiement des heures supplémentaires. Quant à se souvenir de ce qui se passe lors d’un accident du travail, à savoir que l’indemnité ne couvre qu’une partie du salaire cadre, et qu’en plus certains voudraient la fiscaliser…
Lorsqu’un pays s’acharne ainsi à l’encontre de l’une de ses catégories les plus essentielles à son fonctionnement, il ne faut pas s’étonner qu’il aille bien mal !
Le service communication CFE-CGC
A un moment où l'on entend beaucoup parler de respect de l'identité nationale on ne peut qu'être confondu par le comportement des politiques, des hauts fonctionnaires et des entreprises à ce sujet ! C'est à qui fera le plus pour enterrer la langue française.
Délibérément et de manière unanime, que cela soit à Bruxelles ou dans les réunions de travail les plus anodines en France place à l'anglais !
Il y a dix ans la moitié des textes européens étaient en Français, ils sont quasi tous en anglais avec l'appui enthousiaste de la délégation française ! Même les accords sur le stress et la violence n'ont qu'une déclinaison anglaise !
Les entreprises excellent également à ce petit jeu au point que près de 25 % des cadres interrogés dans un sondage réalisé pour la CFE-CGC se plaignent d'être contraints de travailler dans une langue qui n'est pas leur langue maternelle
(http://www.cfecgc.org/e_upload/pdf/cfecgc_stressvague_12.pdf).
Le vrai respect de l'identité française n'est-il pas le respect de la langue et des valeurs plutôt que quelques mouvements de menton vis à vis de pauvres hères errant.
Le vrai respect de l'identité française n'aurait-il pas été d'exiger que tous les brevets fussent traduits en français plutôt que de permettre leur diffusion de référence en anglais selon le protocole de Londres avec les risques de sécurité que l'on devine.
La CFE-CGC réclame que chacun puisse travailler dans sa langue maternelle, au moins dans son pays et que le pluralisme linguistique soit la règle dans l'éducation.
Service communication CFE-CGC