La CFE-CGC salue les dispositions prises dans ce projet dans la continuité de la rénovation de la licence. À cette occasion, la CFE-CGC est satisfaite que la quasi-totalité de ses propositions aient été reprises dans ce texte, à savoir :
- Le suivi personnalisé de l’étudiant
- Le contrôle continu
- La remise à jour du référentiel
- Les compétences transverses et professionnelles visant à faciliter l’insertion professionnelle
- Le volume horaire harmonisé
- La possibilité de réorientation qui participe également à lutter contre l’échec ou les mauvaises orientations initiales
- La mise en place de passerelles
- La conservation des crédits acquis en cas de mobilité tant au niveau national, qu’international.
La CFE-CGC s’inscrit pleinement dans l’amélioration et dans l’évolution par étapes souhaitées par le ministre de la Recherche. Cependant la CFE-CGC considère qu’il reste encore à approfondir particulièrement les points suivants :
- Les modalités du contrôle continu (harmonisation sur tout le territoire)
- Les moyens pour les étudiants pour arriver à l’équité de traitement
- Les stages en entreprise (capacité des entreprises à accueillir tous les étudiants)
- La reconnaissance et la valorisation de la licence dans les entreprises (insertion professionnelle)
La CFE-CGC a voté pour le projet lors de la séance du CNESER.
Après une intersyndicale qu’elle a initiée et animée, la CFE-CGC, désireuse de maintenir les spécificités de l’APEC, a réussi à sécuriser son financement, à préserver son expertise et à développer son autonomie pour le long terme.
Dans le texte proposé par le patronat et largement inspiré du projet intersyndical, nous avons vu apparaître un article prévoyant une baisse de la cotisation qui sert de principal financement aux missions de l’APEC. C’était sans compter sur la détermination de l’ensemble des organisations syndicales de salariés. Notre opposition a conduit à l’obligation d’obtenir l’avis des partenaires sociaux pour qu’une telle mesure puisse être mise en œuvre.
L’objectif de la CFE-CGC est atteint. Les cadres bénéficieront demain, comme hier, de l’aide d’une institution créée par la CFE-CGC il y a près de 50 ans. L’APEC pourra ainsi continuer à proposer ses services en vue de la sécurisation des parcours professionnels des cadres actuels comme de celles et ceux de demain.
La CFE-CGC n’a jamais oublié dans cette négociation, la défense de l’emploi des salariés de l’APEC dont l’expérience et l’expertise sont indispensables pour remplir nos missions.
Le Sénat consacre la prise en main par les employeurs
Une occasion ratée de dialogue social
Les employeurs qui ont un lobby très efficace auprès de la majorité parlementaire, ont réussi à faire se déjuger les sénateurs qui avaient voté par deux fois la gestion réellement paritaire de la médecine du travail, en novembre et en janvier derniers.
La gestion paritaire de la santé au travail aurait pu être une occasion de dialogue social mais, manifestement c’est cela que l’on a voulu éviter avec cette réforme de la santé au travail.
Les employeurs ont réussi non seulement à conserver le pouvoir dans les conseils d’administration des services de santé au travail, mais l’ont établi dans la direction des services et des médecins par l’intermédiaire du directeur de service qui suivra le conseil à prédominance patronale.
Mieux encore, les employeurs ont réussi à inscrire dans la loi leurs indemnités de présence au conseil d’administration !
La CFE-CGC ne peut approuver ces dispositions et prépare un nouveau texte qu’elle soumettra au futur Parlement issu des scrutins 2011-2012.